Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

1ER ENQUETE SUR LES GILETS JAUNES : ILS NE SONT PAS MAJORITAIREMENT D'EXTREME DROITE MAIS BIEN PLUS DE GAUCHE

par A . Dadi 12 Décembre 2018, 02:47 INFOS NATIONALES

Une enquête pionnière sur " la révolte des revenus modestes "

Un collectif de chercheurs présente dans une tribune du journal "Le Monde", les premiers résultats d'une étude détaillée qui s'appuie sur 166 questionnaire distribués sur les ronds-points et lors des manifestations.

Ni fachos, ni même majoritairement de droite, ni anti-taxe, les stéréotypes concernant les gilets jaunes mobilisés, généralement invoqués pour discréditer ce mouvement de rébellion populaire, volent en éclat à la lecture de la première enquête de grande envergure publiée dans le monde aujourd'hui.

Ils et elles sont bien issus des classes populaires précarisées (33,3% d'employés, 14,4% d'ouvriers) et comptent un grand nombre d'inactifs dans leurs rangs (25,5%); sont essentiellement des primo-manifestants, qui se déclarent apolitiques, ni de droite ni de gauche, mais se classent pour 42,6 % à gauche quand il y a affiliation revendiquée à une formation politique, contre 4,7% à l'extrême droite.

Ils sont 12,7 % à se classer à droite, seulement 6 % au centre et 15% se classe à l’extrême gauche.

1ER ENQUETE SUR LES GILETS JAUNES : ILS NE SONT PAS MAJORITAIREMENT D'EXTREME DROITE MAIS BIEN PLUS DE GAUCHE

 

Les femmes représentent la moitié des effectifs (45%).

Les cadres sont bien rares, les ouvriers présents mais un peu moins représentés que dans la population française, tandis que les artisans le sont un peu plus.


Le pouvoir d'achat, les inégalités de fiscalité, la question démocratique et institutionnelles ( représentativité ) constituent les thèmes majeurs de mobilisation.

Au contraire, les revendications nationalistes, liées notamment à l’identité ou à l’immigration, sont extrêmement marginales, démentant l’idée d’un mouvement qui serait noyauté par les électeurs ou les militants du Rassemblement national.

 Comme le souligne le sociologue Alexis Spire, auteur de " Résistances à l’impôt, attachement à l’État " (édition : Seuil ), " c’est avant tout le sentiment d’injustice fiscale, plus prégnant chez les classes populaires, qui explique cette mobilisation. "

le texte de l'article est disponible ici :

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

commentaires

Haut de page