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(Vidéos) Cela c'est passé 17 octobre 1961, Crime d'État, Crime contre l'Humanité, crimes racistes d'une ratonnade géante par ordre de la République...Histoire de l'immigration, une Histoire de France !

par A . Dadi 13 Octobre 2017, 18:47 INFOS NATIONALES HISTOIRE HISTOIRE IMMIGRATION

Rafle policière lors du massacre du 17 octobre 1961

Rafle policière lors du massacre du 17 octobre 1961

La cohérence, la loyauté en respect de la mémoire collective vis-à-vis des méfaits souvent atroces ayant eu lieu pendant le colonialisme, l'Histoire de l'immigration postcoloniale, nous demande, pour ne pas dire exige de nous habitants des quartiers populaires, Français "issus de", tous les démocrates humanistes sincères, de ne pas oublier mais surtout de continuer à nous battre pour que tous ces crimes d'État, crimes contre l'Humanité qui ont eu lieu soient officiellement reconnus !

ICI Vénissieux s'inscrit clairement dans l'Histoire politique de la France et revendique clairement sa filiation en tant que média issu de l'immigration postcoloniale, de se situer dans la "descendance" politique :

Des esclaves et abolitionnistes de l'esclavage, de ceux qui ont porté la lutte contre le colonialisme et en ont été victimes-, de ceux qui ont soutenu et lutté pour les Indépendances...

Des milliers de tirailleurs du Maghreb, d’Afrique occidentale et centrale qui se sont battus pour la France contre le nazisme ..

Des centaines de victimes d'octobre 1961, des centaines de milliers de nos ainés, nos parents de l'immigration postcoloniale, des  victimes de crimes racistes des années 80 et jusqu’à ce jour, de la marche pour l’Égalité de 1983...

...de l'Histoire de l'immigration, une Histoire de France !

Un avenir politique, social, stable, synonyme de cohésion nationale véritable ne peut se faire sans avoir regardé en face le passé, sans être seulement dans l'allocution de posture et tirer réellement les leçons politiques, éducatives, sociales, humaines qui en découlent.

C'est ce qu'exige une réconciliation nationale réelle des mémoires, parce que reconnaissant ainsi officiellement que l'Humanité était en chacune des victimes et cicatriser ces déchirures de l'Histoire qui pèsent dans le sens commun .

Ceci au risque si cela n'est pas fait, d'être dans une répétition permanente des périodes les plus sombres en inhumanité que la France à pu connaitre, à pu commettre dans son passé.

Pour toujours rester humain ENSEMBLE !

Dadi.A

Le 17 octobre 1961

Au cours des mois précédents ce massacre, 22 policiers sont tombés en France métropolitaine sous les balles des commandos du FLN (Front de Libération Nationale), l'un des mouvements qui revendiquent l'indépendance des trois départements algériens.

Alors que depuis 5 octobre, le préfet de Paris Maurice Papon et donc la République, à ordonner l’État d'urgence, interdisant aux travailleurs algériens de ne plus circuler de nuit dans la capitale, autorisant même l'interpellation de tout Algérien de jour comme de nuit.

la Fédération de France du FLN ( Front de Libération Nationale, l'un des mouvements indépendantistes) en protestation contre ce couvre-feu discriminatoire,  mobilise les Algériens de la région parisienne à manifester pacifiquement, avec femmes et enfants, le 17 octobre, à 20h30, sur les Champs-Élysées

La manifestation a lieu à quelques mètres du palais de l'Élysée ou si trouve le général Charles de gaulle et de l'Assemblée nationale.

Malgré l'interdiction, environs 30 000 Algériens, hommes, femmes, enfants, vivant pour la grande majorité en banlieue dans des bidonvilles, dans des conditions de vie très modeste, répondent à l'appel et se dirigent en direction du centre-ville de la capitale

Le président de la République, le général Charles de gaulle, donne carte blanche au préfet pour interdire le rassemblement et pouvoir user de tous les moyens pour le disperser, ce qui permettra de faire dire par le préfet à des policiers «désormais, vous êtes couverts !».

La violence policière est d'une extrême violence, le massacre du 17 octobre 1961 commence...

Maurice Papon déclarera plus tard «la police a fait ce qu'elle devait faire».

Il y aura eu 11.538 arrestations, 6.000 personnes regroupées au Palais des Sports Porte de Versailles et 2.800 au Stade de Coubertin à Vincennes, des déportations en masse vers l'Algérie et des centaines de morts aprés plusieurs jours de ratonnades à Paris et sa banlieue.

  L'historien Jean-Luc Einaudi, dans son ouvrage " Scènes de la guerre d'Algérie en France" paru en 2009, publie une liste actualisée du nombre des morts qui se chiffre à 400 cas.

Vidéo : Jean-Luc Einaudi : la question du bilan du 17 octobre 1961

Ouvrages sur le sujet ( liste non exhaustive ) :

 

 

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Répression et exactions dans l'Hexagone.

Cet ouvrage est le troisième, après La Bataille de Paris (1991) et Octobre 1961, un massacre à Paris (2001), que Jean-Luc Einaudi consacre à la période allant de l'été à l'automne 1961 et singulièrement aux manifestations algériennes du 17 octobre dans la capitale, où la répression sanglante fut orchestrée par le préfet de police d'alors, Maurice Papon. Jean-Luc Einaudi a recueilli de nouveaux témoignages d'une vérité crue et a eu accès à des archives inédites de l'ex-fédération de France du FLN.

Ces documents éclairent particulièrement la guerre sans merci, dans le Nord et l'Est de la France, entre le FLN et le MNA, l'autre organisation nationaliste algérienne, dirigée par Messali Hadj. Un ouvrage essentiel sur l'une des faces cachées de la guerre d'Algérie.

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En 1961, Vincent, côté scène, est un jeune chanteur dans un groupe de rock, Les Gold Star. Mais, dans le privé Vincent s'appelle Mohand, il est Algérien dans la France des « Événements d'Algérie ».

Le soir du 17 octobre, son groupe participe à un tremplin rock donnant au gagnant accès à la scène réputée de l'Olympia. Mohand est partagé entre son envie de participer au concert et sa volonté de soutenir son peuple en manifestant à l'appel du FLN. Finalement, il rejoint le groupe au Golf Drouot.

En sortant du concert il découvre un Paris en guerre. Dans la nuit, de retour chez lui, il apprend que sa sœur Khelloudja a disparu. Commence alors une quête qui révèlera la violence de la répression de la manifestation.


Cette bande dessinée rend hommage à Fatima Bédar, tuée pendant la manifestation, dont le nom a été mentionné la première fois par Didier Daeninckx en 1986. Mais aussi à tous les anonymes qui ont participé à cette tragédie. Dans un décor du Paris de 1961 évoqué fidèlement par Mako.

Dans les dernières pages de la bande dessinée une liste des personnes tuées et disparues sur la période septembre-novembre 61, établie par Jean-Luc Einaudi.


Didier Daeninckx, scénariste: auteur d'une soixantaine d'ouvrages, il a obtenu de nombreux prix. Il ancre ses intrigues dans la réalité sociale et politique. Mako, illustrateur : enseignant en arts plastiques dans le nord de la France et illustrateur de bandes dessinées, Mako est le complice « BD » de Didier Daeninckx.


Benjamin Stora, préfacier : historien, universitaire, auteur de nombreux ouvrages de référence portant notamment sur l'histoire du Maghreb contemporain, l'Algérie.

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(source : Cahiers d' Histoire, revue critique d'histoire critique )

Le mardi 17 octobre 1961, en pleine guerre d’Algérie, des Algériens manifestent pacifiquement à Paris contre le couvre-feu décrété contre les Algériens par le préfet de police, Maurice Papon, le 5 octobre 1961, à Paris et dans sa banlieue.

Cette manifestation pacifique à l’appel du FLN est sauvagement réprimée. Des dizaines de personnes seront retrouvées noyées dans la Seine. Pendant des dizaines d’années, ce crime sera caché(1). La recherche et les activités du défunt Jean-Luc Einaudi ont eu un rôle décisif pour faire connaître la vérité(2).

Avec ce livre, l’association « Sortir du colonialisme »(3) présente des documents bruts de l’époque, qui illustrent ce triste épisode.

On y trouve ainsi l’ordre du jour du préfet de police, Maurice Papon, du 5 octobre 1961, le communiqué du préfet de police daté du même jour, la circulaire n° 43-61 du directeur général de la police municipale de Paris concernant « la circulation des Français musulmans algériens », (7 octobre 1961), la circulaire du comité fédéral de la Fédération de France du FLN (10 octobre 1961), la déclaration du MRAP à propos des mesures prises contre les Algériens (12 octobre 1961), la note de la Fédération de France du FLN (17 octobre 1961), le communiqué de la préfecture de police (17 octobre 1961, minuit).

Sur l’après-drame, il y a une lettre de Claude Bourdet, fondateur de France-Observateur, à Maurice Papon, un tract de « policiers républicains » indignés par l’horreur à laquelle on veut les associer, le témoignage d’un jeune appelé au Parc des expositions où les interpellés sont parqués, « l’appel au peuple français » de la Fédération de France du FLN (18 octobre 1961), la déclaration du Bureau politique du Parti communiste français (l’Humanité, 18 octobre 1961) et l’appel de dénonciation d’intellectuels lancé par Les Temps modernes (18 octobre 1961).

L’historien Gilles Manceron, dans sa préface, présente ces documents d’importance dans leur contexte.

Henri Pouillot(4), président de l’association Sortir du colonialisme, établit le lien avec les débats actuels sur la colonisation.

Ce dernier, affecté de juin 1961 à mars 1962 à la villa Susini(5) à Alger, a été le témoin de la torture qu’il a évoquée dans deux livres témoignages(6).

Il est depuis un infatigable militant antiraciste et anticolonialiste, et un acteur dynamique du travail de mémoire nécessaire sur cette triste période de notre histoire, sur ses conséquences aujourd’hui, notamment avec sa dénonciation de la torture, des crimes contre l’humanité ou du révisionnisme colonial actuel autour de la guerre d’Algérie.

1 - Voir Paulette Péju, Le 17 octobre des Algériens, suivi de La triple occultation d’un massacre, postface de Gilles Manceron, Paris, La Découverte, 2011.

2 - Voir Jean-Luc Einaudi, Bataille de Paris. 17 octobre 1961, Paris, Le Seuil, 1991 (réédité en poche en 2001) ; Scènes de la guerre d’Algérie en France : Automne 1961, Paris, Le Cherche Midi, coll. « Documents », 2009.

3 - « Sortir du colonialisme » organise chaque année la Semaine anticoloniale : ensemble d’initiatives pour contester la réhabilitation de l’idée coloniale. Voir http://sortirducolonialisme.fr 4- Voir http://henri-pouillot.fr/ et son blog : http://blogs.mediapart.fr/blog/henri-pouillot

4 - Voir http://henri-pouillot.fr/ et son blog : http://blogs.mediapart.fr/blog/henri-pouillot

5 - La « villa Sésini », appelée à tort « villa Susini » (Alger), était un centre de détention et de torture pendant la guerre d’Algérie. C’était le QG du régiment parachutiste 1er REP lors de la bataille d’Alger.

6 - Henri Pouillot, La villa Sésini, Paris, Tirésias, 2001, et Mon combat contre la torture, Alger, Éd. Bouchène, 2004

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